Soleil
Le soleil, une force de la nature
Si nous nous représentons le soleil l'astre rayonnant de notre système planétaire comme un immense réacteur thermonucléaire, cela nous donne une vague idée de l'énergie phénoménale qu'il dégage. Il s'y déroule une fusion nucléaire qui transforme l'hydrogène en hélium, et la chaleur qui en résulte atteint 20 millions de degrés. L'énergie ainsi libérée prend la forme de rayons qui parcourent les 150 millions de kilomètres séparant le soleil de la Terre.
Une grande partie des rayons solaires est interceptée par l'atmosphère terrestre et sa couche d'ozone. A côté des infrarouges et de la lumière visible, les radiations qui atteignent notre planète comprennent les ultraviolets (abréviation UV) A et B. Infrarouges et lumière visible représentent ensemble 40 à 50 % du rayonnement total; la part des rayons UVA se chiffre à 4,5 % environ et celle des UVB à 0,5 %.
Les rayons UVA brunissent la peau. Des doses excessives conduisent à un vieillissement prématuré: la peau perd de son élasticité et se ride.
Les rayons UVB stimulent l'organisme à produire de la vitamine D (synthèse cutanée), qui est vitale. Mais absorbés en quantités excessives ils provoquent rougeurs (érythèmes) et coups de soleil, et accroissent le risque de cancer de la peau.
S'exposer modérément à l'astre du jour est sain et procure une sensation de bien-être. Mais abuser des rayons solaires, c'est littéralement risquer sa peau.
La peau a bonne mémoire
Les effets visibles d'expositions abusives au soleil sont des coups de soleil, des altérations pigmentaires et le vieillissement prématuré de la peau. Leurs conséquences cachées sont plus dangereuses et plus sournoises. Toute
irradiation excessive abîme les cellules cutanées. La capacité de régénération cellulaire diminue avec les années et avec chaque exposition au soleil. Les cellules endommagées peuvent se mettre à proliférer de façon anarchique et devenir cancéreuses.
Le cancer de la peau progresse à une allure dramatique partout dans le monde. On pense que cela est dû à l'amenuisement de la couche d'ozone et à l'évolution des loisirs (par exemple vacances dans les régions tropicales). En Suisse, il faut compter aujourd'hui qu'une personne sur six aura un
mélanome au cours de sa vie.
Les tumeurs de la peau les plus répandues sont les épithéliomes basocellulaires et spinocellulaires. Le mélanome (
tumeur formée de cellules pigmentées) est moins fréquent, mais d'autant plus redoutable. Le mélanome est responsable d'environ mille cancers de la peau en Suisse chaque année.
L'exposition intense et prolongée aux ultraviolets par exemple chez les personnes qui travaillent en plein air accroît le risque d'épithéliomes baso et spinocellulaires. Si l'exposition est trop forte et répétée (notamment coups de soleil chez les enfants), il en résulte un danger accru de mélanome à l'âge adulte. La peau a une excellente mémoire. Elle se rappelle toute sa vie les dommages infligés par le soleil. Il est donc essentiel d'éviter systématiquement les coups de soleil dès la prime enfance.
Les rayons solaires pénètrent profondément la peau
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